Le Japonisme – Emile GALLÉ

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Le Japonisme – Emile GALLÉ 1846 – 1904

 

Émile GALLÉ (1846-1904) et Victor PROUVÉ (1858-1953), vase « Les hommes noirs, 1900 »

En 1866, il devient apprenti dans l’atelier de verrerie alors célèbre de Burgun et Schwerer à Meisenthal. A son retour en Lorraine en 1870, il fait la rencontre du jeune nancéen Victor PROUVÉ, qui deviendra un fidèle associé de la famille GALLÉ, et crée avec lui l’ensemble de faïences dit « services de ferme ».

Lorsque la guerre franco-prussienne éclate le 15 juillet 1870, GALLÉ s’engage comme volontaire. Sa présence sur le front est néanmoins de courte durée, l’armée lorraine étant vaincue le 6 août de la même année puis annexée à la Prusse par le Traité de Versailles du 1er mars 1871.

Cette défaite ayant éloigné Emile GALLÉ du cercle qu’il s’est créé à Meisenthal – désormais sous occupation allemande – il décide d’accompagner son père à Londres pour l’exposition « Les Arts de France », coorganisée en 1871 avec l’archéologue Edmond du SOMMERARD. Le jeune homme en profite pour étudier les collections du musée de South Kensington et visiter les jardins botaniques anglais.

Gallé’s works from Allonso Collection

Le renouveau des arts décoratifs, chez Emile GALLÉ, est étroitement lié à son étude de la nature en tant qu’artiste et homme de science. Sa passion pour la botanique transparaît aussi bien dans ses œuvres que dans ses écrits ou ses activités : il fonde en 1877 la Société centrale d’horticulture de Nancy, est élu membre de la Société nationale d’horticulture de France en 1878 et participe à de multiples jurys d’expositions, témoignant de sa notoriété en tant que botaniste. Sa curiosité le pousse à s’intéresser aux espèces du monde entier, et notamment à la flore extrême-orientale, comme en atteste l’Almanach Universel des Naturalistes de 1881 dans lequel il figure en tant que « collectionneur et producteur de plantes vivaces de pleine terre, d’arbres et arbustes de Chine, du Japon, des Etats-Unis du Nord, de plantes alpines, de plantes de la flore de Lorraine ».

Les manuscrits de GALLÉ prouvent que cet intérêt dépasse néanmoins la simple dimension savante, touchant à un engouement quasi mystique. Pour l’artiste, la nature est perçue comme une porte vers le monde de l’imaginaire et du fantastique, de même que les espèces végétales sont décrites comme des entités vivantes et individualisées.

Cet attrait de GALLÉ pour la nature est probablement l’une des explications de son intérêt pour l’art japonais, qu’il découvre en même temps que ses contemporains – notamment au cours de ses participations répétées aux expositions universelles dès 1867 – et dans lequel il perçoit des échos à ses propres recherches esthétiques.

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